2020

En Haut-Adour, en lien avec d’autres associations, l’OAPHB poursuit ses coopérations pédagogiques et scientifiques…

En 2020 l’OAPHB construit des coopérations avec des associations en Haut-Adour et développe des coopérations pédagogiques et scientifiques alors que les recherches en archéologie des écosystèmes se poursuivent dans le quartier thermal de Bagnères-de-Bigorre.

Ainsi cette année, par-delà les contraintes de la Covid 19, l’OPHB a :
• Installé un poste informatique dans son nouveau local ;
• Encadré un diplôme d’architecture sur le site des Escloses à Campan ;
• Numérisé l’ensemble des planches analytiques issues de la prospection archéologique ;
• Mené une étude sur l’Atlas des Petits canaux 1864 de Bagnères-de-Bigorre ;
• Préparé avec le laboratoire ArScAn le référentiel géohistorique du SIG HAUTE-BIGORRE
• Elaboré son site Web.

© Julie Flambard 2020

CAMPAN – Accueillie et accompagnée par les associations Pierre des Escloses et des Rigoles de Gaye de Campan, une étudiante de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles réalise en télétravail puis sur le terrain, une étude du hameau-canal des Escloses. Son approche écosystémique met en avant la capacité du milieu pastoral à réformer ses habitats saisonniers comme à valoriser des productions locales à partir d’un réseau hydraulique vernaculaire.

Voir la vidéo.

L’encadrement de ce diplôme d’architecture par le Délégué scientifique de l’OAPHB permet de mettre en place le principe d’un partenariat avec le Conseil d’Architecture, d’Environnement et d’Urbanisme des Hautes-Pyrénées (CAUE 65)

BAGNERES-DE-BIGORRE – Une coopération scientifique, avec le consortium Huma-Num Paris Time Machine, introduit le développement d’un Système d’Information Géographique (SIG) intitulé SIG HAUTE-BIGORE. Participatif, il va permettre des interactions entre habitants, acteurs locaux et chercheurs.

Le système hydraulique du balnéaire antique entre sources captées par colonne de moindre pression et sources captées par galerie © LC 2020

En phase avec 8 sources captées par colonne de moindre pression, les vestiges du balnéaire antique aujourd’hui en partie sous la place des Thermes © LC 2020

A l’appui de contexte coopératif, le PCR HYDRAULIQUE & THERMALISMES EN OCCITANIE trouve l’horizon informatique nécessaire à l’étude du réseau hydraulique gravitaire alimenté par les eaux naturelles du Haut-Adour. Structuré selon l’étagement des paysages, fruit d’anciens usages mais aussi d’innovations au cours des siècles, ce réseau se trouve aujourd’hui assez largement délaissé. Toutefois, encore partiellement entretenu en montagne, cet important patrimoine hydraulique matériel et immatériel est ainsi toujours vivant alors que des habitants s’inquiètent d’un récent décret sur l’eau.

Là aussi, télétravail et visioconférence permettent à l’équipe du PCR HYDRAULIQUE & THERMALISMES EN OCCITANIE d’avancer. Coopérant avec le Laboratoire Archéologies et Sciences de l’Antiquité (ArScAn), la première étape est réalisée d’un référentiel documentaire géohistorique à partir du quartier thermal de Bagnères-de-Bigorre où se trouve, selon un même fil d’eau gravitaire, un ensemble de collecteurs souterrains enchaînant Antiquité, Moyen-âge, Temps modernes. Cet ensemble parcourt d’épaisses couches archéologiques venues combler le vallon de l’Aïgo Tebio, sur et dans lequel la station a développé son quartier thermal. Un substrat archéologique constitué d’environ trois mètres cinquante d’apports du fait des générations mais aussi peut-être du fait des aléas climatiques.

Ainsi, faisant converger gestion agropastorale et protection de la ressource hydrogéologique, l’OAPHB progresse dans son étude des éléments hydrauliques gravitaires qui captent, délivrent puis libèrent les eaux naturelles dans le Haut-Adour. Des études qui ouvrent une réflexion sur les socio-écosystèmes liés à l’Eau alors que Santé de l’Homme et Santé de la Nature sont désormais comprises comme indissociables.

Dans la cour d’une maison bagnéraise, vue plongeante sur une cuve de puisage des eaux pour le « service ordinaire » alimentée par le réseau des Petits canaux © RS 2017