2015

© Laura Dedieu / Adrien Vertallier 2015

Partager une découverte archéologique pour en faire comprendre l’actualité

La redécouverte de «l’aqueduc antique» ouvrant une porte sur un lointain passé, l’année 2015 est consacrée à partager avec les Bagnérais et leurs élus son opportunité et faire savoir aux services de l’Etat leur volonté d’avoir une meilleure connaissance de leur passé. 

Pour ce faire, dès le commencement, la recherche mène en parallèle deux investigations. 

La place des eaux naturelles dans l’identité de Bagnères-de-Bigorre

En février, une fois diplômés, les deux jeunes architectes présentent aux Bagnérais leur étude décrivant la ville intimement associée à la campagne et aux bois. En mettant ainsi l’accent sur cette intrication entre espaces urbains et espaces agraires, ces travaux révèlent ainsi des interfaces essentielles à l’économie de la collectivité.

Voir le travail de recherche : “Ré-inventer un territoire” par Laura Dedieu et Adrien Vertallier

Visualiser les structures antiques enfouies

Proposée par les deux jeunes architectes, le tracé de plusieurs structures archéologiques sont peints dans le quartier thermal par deux agents des services techniques. Ces structures disparues ainsi devenues repérables sur la chaussée, les passants réalisent leur présence sous-jacente. Les correspondances orthogonales visibles entre ces ouvrages enfouis et l’actuel quartier thermale, évoquent continuité matérielle entre présent et passé.

Réalisation d’un nouvel accès à «l’aqueduc antique» par la Société Voldoire. OAPHB © 2015

Inauguration par le Maire de Bagnères-de-Bigorre de ce nouvel accès. Journées européennes du Patrimoine 2015. OAPHB ©Lancelot de Madaillan 2015

Le délaissement des sources

Alors qu’une opération archéologique s’engageait, il nous fallait comprendre la moindre présence des eaux ressentie. Avec le concours du Service des fontaines du Domaine national du Château de Versailles, des Services techniques de Bagnères-de-Bigorre, et des Sociétés Eiffage et Antéa Group, un atelier a été organisé. La visite d’anciens captages ainsi que des nouveaux forages profonds pour extraire les eaux thermo-minérales, permet de comprendre la raison du délaissement des sources gravitaires qui alimentaient la station avant les années 2000. En changeant les modalités de suivi de la ressource thermale, la sécurisation technologique des eaux thermo-minérale a changé les modalités d’entretien et atténué l’argument d’un paysage thermal puisant autrefois ses images dans le pastoralisme, la nature et l’antiquité. 

Captage gravitaire de la source thermo-minérale du Dauphin dans une diaclase du Bédat, au-dessus des Thermes. OAPHB © 2015

Captage sous pression des eaux thermo-minérales par forage profond – Forage Régina. OAPHB © 2015